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Le pansori au XXIe siècle
Vign_PrésentationBonjourPansori

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BONJOUR PANSORI ! Pansori et changgeuk à l'âge de la globalisation; CHOE Key-sook & HAN Yumi (sous la direction de); 13 études pour aborder les tribulations du genre à l'aube du XXIe siècle. Coup de cœur de l'Académie Charles Cros 2018.

NOUVEAUTE JUIN 2017
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HISTOIRE DE SUKHYANG, DAME VERTUEUSE - roman anonyme du XVIIe siècle

suivi de : HISTOIRE DE DEMOISELLE SUGYEONG - variation anonyme du XIXe siècle

et du pansori retrouvé : LE DIT DE DEMOISELLE SUGYEONG

 

Des chefs d’œuvre classiques traduits et présentés par Han Yumi et Hervé Péjaudier

NOUVEAUTE MARS 2016
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Yi Nam-ho, U Chanje, Yi Kwangho et Kim Miyion

  

INTRODUCTION À LA LITTÉRATURE CORÉENNE
DU XXE SIÈCLE

Traduit du coréen et annoté par Choi Mikyung et Jean-Noël Juttet

Postface de Hervé Péjaudier

« Belle inconnue » jusqu’alors, la littérature coréenne contemporaine suscite aujourd’hui en France une véritable curiosité. Vaste territoire à explorer, elle s’est construite, tout au long du xxe siècle, à travers les secousses historiques qui ont bouleversé le pays du Matin calme : l’interminable occupation japonaise, les déchirements du conflit Nord-Sud, la résistance aux dictatures, et, enfin, la lutte pour survivre à la modernisation à outrance. Nombreux sont les poètes, les romanciers et les dramaturges qui se révélèrent en ces temps troublés, ainsi marqués par une intense créativité artistique.
Ce guide chronologique très complet, rédigé par les meilleurs spécialistes, abordant tous les genres littéraires, permet d’aider le lecteur à trouver sa route, selon qu’il souhaite découvrir un pan original des lettres asiatiques ou approfondir et diversifier son approche. Les ouvrages publiés en traduction française ont été systématiquement signalés et la postface offre de nombreuses clés pour poursuivre utilement le voyage.

 

Yi Nam-ho, U Chanje, Yi Kwangho et Kim Miyion sont professeurs dans différentes universités de Séoul.

extraits du catalogue
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NOUVEAUTÉ 2013
SONG Sok-ze,
À qui mieux mieux

roman traduit par Han Yumi et Hervé Péjaudier

"Enfin un roman coréen hilarant
!" 

Le sujet : Dans une montagne sauvage et déserte, se trouve un lieu qui connut la célébrité lorsqu’un drame historique y fut tourné pour la télévision. Il ne reste plus que les ruines du village qui fut fabriqué pour servir de décor. Là vont se heurter deux communautés très distinctes. D’une part, un groupe de marginaux, d’éclopés de la vie, organise son existence dans cet endroit factice. D’autre part, une bande de gangsters à la hiérarchie stricte, régie par une obéissance absolue au pouvoir, s’est mise au vert aux environs. Sur la route, ces bandits vont croiser le chemin de ces marginaux, notamment d’une jeune fille dont la « beauté naturelle » va leur mettre l’eau à la bouche. Le boss la veut, et envoie deux subalternes l’enlever...

Ce roman burlesque brosse les portraits individuels de personnages de déclassés aux trajectoires si différentes. Ce panorama de parcours déglingués dénonce une autre forme de violence que celle des voyous, celle d’une société néolibérale qui sacrifie les individus sur l’autel du profit : et de fait, au milieu de ce parc naturel sanctuarisé, c’est en réalité une vraie catastrophe écologique que les autorités préparent, et que dénonce l’auteur comme « une volonté d’extermination de tout ce qui ressemble à de la vie ».


L’auteur : Né en 1960, Song Sok-ze s’impose aujourd’hui en Corée comme un romancier majeur, salué pour son humour satirique et sa verve. A qui mieux mieux est son premier roman traduit en français. L’auteur sera à Paris fin juin, où il présentera et signera son livre à Paris ( Librairie « Le Phénix ») et à Bruxelles (Maison de la Création).

 
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P'ANSORI CLASSIQUE

Sugungga

Le dit du palais sous les mers

Traduit et présenté par Han Yumi et Hervé Péjaudier

"À découvrir : première traduction d'un p'ansori de chanteur"

 
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P'ANSORI MODERNE

LEE Jaram

Le Dit de Sichuan

Suivi de « Le p'ansori en devenir » par Han Yumi

Traduit et présenté par Han Yumi et Hervé Péjaudier

"Dans la Corée néo-libérale du XXI° siècle, d'après La bonne âme du Sichuan de Brecht"

 
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ESSAI

Alexandre GUILLEMOZ

La Chamane à l'éventail

Récit de vie d'une mudang coréenne, suivi de La Chamane et l'ethnologue

"Ce document, écrit par le meilleur connaisseur français du sujet, se lit comme un roman"

 
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NOUVEAUTÉ 2013

KIM Yeonsu
Je suis un écrivain fantôme

récits
traduits par Son Mihae et Jean-Pierre Zubiate

"Un kaleïdoscope postmoderne, par un des plus brillants conteurs de la jeune génération"

 
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COLLECTION SCÈNES CORÉENNES
                                   
ÉDITIONS IMAGO

collection fondée et dirigée
par HAN Yumi et Hervé PÉJAUDIER

créée en 2004


http://www.editions-imago.fr (cliquer « scènes coréennes »)


  PARUTIONS RÉCENTES
 

classique  : 

HISTOIRE DE SUKHYANG, DAME VERTUEUSE - roman anonyme du XVIIe siècle

suivi de : HISTOIRE DE DEMOISELLE SUGYEONG - variation anonyme du XIXe siècle

et du pansori retrouvé : LE DIT DE DEMOISELLE SUGYEONG

Version en coréen moderne du Pr. Lee Sang-Gu

Traduit et commenté par Han Yumi et Hervé Péjaudier

 

essai : 

CHOI Key-sook & HAN Yumi (sous la direction de)

BONJOUR PANSORI !

PANSORI ET CHANGGEUK À L'AGE DE LA GLOBALISATION

(13 études sur l'état du genre au XXIe siècle)

 

 

Yi Nam-ho, U Chanje, Yi Kwangho et Kim Miyion

INTRODUCTION À LA LITTÉRATURE CORÉENNE
DU XXE SIÈCLE

Traduit du coréen et annoté par Choi Mikyung et Jean-Noël Juttet

Postface d'Hervé Péjaudier

 

chamanisme : 

KIM Keum-hwa

PARTAGER LE BONHEUR, DÉNOUER LA RANCŒUR

Récit de la chamane aux dix-mille esprits

 traduit et présenté par Han Yumi et Hervé Péjaudier

suivi d’une postface d’Hervé Péjaudier

« Kim Keum-hwa, la mudang internationale »

 

poésie :

DASAN

RÉVEILLÉ AU MILIEU DE LA NUIT

Édition du Pr Jung Min

Traduit du coréen et annoté par Choi Mikyung et Jean-Noël Juttet

 

CATALOGUE

p’ansori
LEE Jaram, Le Dit de Sichuan, d’après Brecht, suivi de « Le p'ansori en devenir » par Han Yumi. Traduit et présenté par Han Yumi et Hervé Péjaudier.
P’ANSORI : Sugungga Le dit du palais sous les mers. P’ansori classique traduit et présenté par Han Yumi et Hervé Péjaudier.

PANSORI : Le dit de demoiselle Sugyeong, pansori retrouvé, in Histoire de Sukhyang, dame vertueuse -

romans & nouvelles

ANONYMES, Histoire de Sukhyang, dame vertueuse - roman anonyme du XVIIe siècle suivi de : Histoire de demoiselle Sugyeong - variation anonyme du XIXe siècle, et du pansori retrouvé : Le dit de demoiselle Sugyeong. Version en coréen moderne du Pr. Lee Sang-Gu; traduit et commenté par Han Yumi et Hervé Péjaudier.
HYUN Gil-on, La ville grise, roman noir traduit par Kim Kyung-hee, Lee In-sok et Maryse Bourdin NOUVEAUTÉ 2013
KIM Yeonsu, Je suis un écrivain fantôme, récits traduits par Son Mihae et Jean-Pierre Zubiate, postface d’Hervé Péjaudier. NOUVEAUTÉ 2013
LIM Chul-woo, Terre des ancêtres Nouvelles traduites et présentées par Choe Ae-young et Jean Bellemin-Noël
NAM Sang-sun, Sur les traces du serpent blanc. Roman traduit et préfacé par Pascal Grotte
SEONU Hwi, Le Terroriste. Nouvelles traduites par Lim Yeong-hee et Françoise Nagel
SONG Sok-ze, À qui mieux mieux, roman traduit par Han Yumi et Hervé Péjaudier, postface d’Hervé Péjaudier « Pour une écologie romanesque ». NOUVEAUTÉ 2013
YI In-seong, Interdit de folie. Roman traduit du coréen par Choe Ae-Young avec la collaboration de Jean Bellemin-Noël

théâtre
ANTHOLOGIE Théâtre Coréen Contemporain : CH'A Pom-Sok, L'incendie dans la montagne CH'OE In-Hun, Où et que serons-nous le jour de la rencontre ? YI Kun-Sam, Trente jours de pique-nique.Traduit et préfacé par Im Hye-Gyong et Cathy Rapin.
HÒ Kyu, Muldoridong, à la courbe des eaux. Traduit par Han Yumi et Hervé Péjaudier, préface d’Alexandre Guillemoz.
KIM Kwang-Lim, Wuturi, le bébé géant. Suivi du dossier À l'avenir du théâtre ! Traduit et préfacé par Han Yumi et Hervé Péjaudier.
LEE Gun-sam, À la soupe ! Traduit par Kim Hyon-Sook, revu par Han Yumi et Hervé Péjaudier, postface de Choe Junho.
LEE Kang-bæk, Comme si on voyait des fleurs au cœur de l'hiver. Traduit par Han Kyung-Mi et Patrick Pidoux.
LEE Man-hee, Va, ne te retourne pas. Traduit et présenté par Kim Jung-hee.
ROH Kyeong-shik, Un pays aussi lointain que le ciel. Traduit et présenté par Han Yumi et Hervé Péjaudier.
YI Hyòn-hwa, Qui êtes-vous ? Traduit et présenté par Im Hye-gyong et Cathy Rapin.

essais

CHOI Key-sook & HAN Yumi (sous la direction de): Bonjour pansori ! Pansori et changgeuk à l'age de la globalisation (13 études sur l'état du genre au XXIe siècle).Textes coréens traduits par Han Yumi et Hervé Péjaudier

Alexandre GUILLEMOZ, La Chamane à l'éventail : Récit de vie d'une mudang coréenne, suivi de La Chamane et l'ethnologue.

KIM Keum-hwa, Partager le bonheur, dénouer la rancœur, récit de la chamane aux dix-mille esprits.Traduit et présenté par Han Yumi et Hervé Péjaudier suivi d’une postface d’Hervé Péjaudier « Kim Keum-hwa, la mudang internationale ».

LEE Hyeon-joo, Maître, pourquoi ? Petit traité de sagesse pour le monde présent. Traduit et préfacé par Kim-de Crescenzo Hye-Gyeong et Jean-Claude de Crescenzo.

 

Yi Nam-ho, U Chanje, Yi Kwangho et Kim Miyion, Introduction à la littérature coréenne du xxe siècle. Traduit du coréen et annoté par Choi Mikyung et Jean-Noël Juttet, postface d'Hervé Péjaudier.



poésie
DASAN, Réveillé au milieu de la nuit, poèmes d'exil. Edition du Pr Jung Min, traduit et présenté par Choi Mikyung et Jean-Noël Juttet.

YI Sang, Écrits de sang. Traduit et présenté par Son Mihae et Jean-Pierre Zubiate, préface de Roland Jaccard.


PRÉSENTATION DE QUELQUES TITRES

ROMANS :

SONG Sok-ze,
À qui mieux mieux

roman traduit par Han Yumi et Hervé Péjaudier,
postface d’Hervé Péjaudier « Pour une écologie romanesque ».

C’est un village « traditionnel » en fibrociment abandonné par une équipe de télévision dans un cadre sauvage, entre rivière et montagne. Une bande d’éclopés de la vie unis par le hasard vont devoir y défendre leur peau contre des gangsters en goguette, mais la nature jouera le premier rôle dans cette guerre picrocholine.

Bonne nouvelle : un roman coréen à la fois hilarant et poignant ! Un feu d’artifice burlesque, écrit dans une langue implacable, qui nous embarque à qui mieux mieux et nous tient en haleine jusqu’au bout. À une société en déficit de valeurs, Song Sok-ze, rejeton de Cervantès et de Lao-Tseu, oppose une prose de combat hénaurme et si humaine.
Né en 1960, SONG Sok-ze est un des romanciers les plus appréciés en Corée pour son humour et sa profondeur. Il a reçu de nombreux prix, et ses ouvrages sont traduits en plusieurs langues.
À qui mieux mieux est sa première parution en français.

KIM Yeonsu
Je suis un écrivain fantôme

récits traduits par Son Mihae et Jean-Pierre Zubiate,
Postface d'Hervé Péjaudier
Voici un kaléidoscope où l’on voit surgir un détective bostonien poursuivant une femme jusqu’en Corée, terra incognita où il se perdra, un étudiant, fasciné par le voyage d’un moine du VIIIe siècle et les exploits d’un alpiniste autrichien, et qui finira dans la blancheur éblouissante d’un 8000 mètres au Népal, le vieux qui fut geôlier de la fidèle Chunhyang et vous racontera contre un verre son histoire authentique, un riche Coréen allant en Chine acheter une épouse pour son frère attardé, un journaliste séoulien qui, en pleine occupation japonaise, veut procéder à la libération des pulsions sexuelles de ses contemporains dont la répression, il en est sûr, entraîne l’hystérie…
Né en 1970, Kim Yeon su s’est déjà imposé comme un des auteurs majeurs de la nouvelle génération. Il fascine par son talent de conteur et l’élégance glacée de son style, entraînant le lecteur dans la conscience troublée de personnages pris entre présent et passé, petites histoires où ils s’embrouillent et Grande Histoire qui les bouscule. Mais comme dit l’un d’eux : « Les rêves n’échouent jamais. Ce sont les hommes, qui échouent. »

HYUN Gil-on
La Ville grise

roman noir traduit par Kim Kyung-hee, Lee In-sok et Maryse Bourdin
Ce roman noir, qui a pour cadre un pan méconnu de l’histoire de la Corée, montre le revers de l’industrialisation forcenée poursuivie par le régime autoritaire des années 80. On assiste à la descente aux enfers d’un jeune patron de houillères de province décidé à transformer la ville grise en ville bleue, et dont les illusions réformistes vont se fracasser contre le réel. De plus en plus solitaire et cabossé, le héros se voit confronté à la collusion entre syndicalistes, policiers et combinards, et au refus populaire d’être sacrifié sur l’autel du Progrès. Hyun Gil-on a vécu cette mutation qui a fait de la Corée la puissance mondiale d’aujourd’hui : il dresse le tombeau de ceux qui furent emportés dans la tempête.
Grand romancier de sa génération, Hyun Gil-on, né en 1940, traite, à hauteur d’hommes, des questions sociétales liées à la situation très particulière de son pays, montrant sans jugement comment l’individu fait face aux complexités d’une histoire qui le dépasse.

P'ANSORI MODERNE ET CLASSIQUE

LEE Jaram
Le Dit de Sichuan
Suivi de « Le p'ansori en devenir » par Han Yumi

Traduit du coréen et présenté par Han Yumi et Hervé Péjaudier
Préface du Pr. Kim Jong-Cheol

La belle Lee Jaram était déjà à vingt ans une des étoiles montantes du p’ansori, cet « opéra rauque » qui a traversé les siècles en préservant de maître à disciple toutes ses traditions. À trente ans, elle est une star populaire pour avoir osé bousculer les codes en créant un p’ansori moderne, qui plus est d’après une pièce de Brecht, auteur longtemps interdit en Corée du Sud. Provocation ou renouvellement d’un genre toujours fécond ? Lee Jaram renoue avec les sources, en transposant le texte dans un Sichuan séoulien tout à fait contemporain où « il faut travailler plus pour gagner plus » (sic) afin de toucher immédiatement le public, en lui contant avec une verve insolente une histoire d’aujourd’hui.

Ouvrage traduit et publié avec le concours du KLTI, Institut Coréen pour la Traduction Littéraire, Séoul.
Lee Jaram partage sa carrière entre les représentations de p’ansoris traditionnels et la création de nouveaux p’ansoris, dont le Dit de Sichuan marque une date. Ce texte est traduit et publié à l’occasion de la tournée du spectacle en France.
2011


PANSORI
Sugungga
Le dit du palais sous les mers

Traduit du coréen et présenté par Han Yumi et Hervé Péjaudier
Avant-propos du Pr Choe Tong-hyon

Le roi dragon du fond des mers a trop bu, et va mourir si la fidèle tortue ne se rend pas dans le monde des hommes lui rapporter le foie d’un lapin. Comment la tortue reconnaîtra-t-elle un lapin et le convaincra-t-elle de descendre au fond des mers, quelles ruses le lapin inventera-t-il pour échapper à tous les pièges ? Vous le saurez en vous plongeant avec délice dans cette histoire intemporelle, venue des tréfonds de l’Asie, réinventée en Corée au XVIIIe siècle, et toujours bien vivante aujourd’hui.

Voici pour la première fois en français le texte d’un p’ansori de chanteur, un des cinq classiques subsistants, tel qu’il se transmet oralement depuis des siècles. La traduction rythmique travaille sur l’oralité de ces chefs-d’œuvre, mélange unique de poésie savante et de véhémence populaire, patrimoine de l’humanité (Unesco). L’appareil critique, très complet, est indépendant, de manière à donner à lire le texte dans son souffle d’origine.
Le p'ansori est un art traditionnel et populaire mêlant chants, danses et théâtre. Il reste aujourd'hui en Corée cinq p'ansoris, considérés comme Trésor national depuis 1964, et classés au patrimoine immatériel de l'Unesco depuis 2003.
2012

ROMANS ET NOUVELLES


LIM Chul-woo
Terre des ancêtres

Nouvelles
Traduit du coréen par CHOE Ae-young et Jean BELLEMIN-NOËL
Voici dix récits écrits dans un style brut comme les à-pics de la montagne et lyrique comme l’infini marin. Dix récits qui nous font courir de Séoul aux villages rustiques du Sud-Ouest, entre 1953 et nos jours, et qui mettent en scène des Coréens de naguère et d’aujourd’hui.

Un peuple marqué par les traditions confucéennes et chamaniques, pour y vivre à l’aise ou pour y échapper. Avide de modernité, la meilleure et la pire. Hanté par les luttes fratricides sur arrière-plan politique, mais sans cesse ramené aux problèmes actuels. Coincé, comme partout, entre la grande Histoire et les petites histoires, douloureuses et dérisoires. Un peuple souvent inconnu, mais dont nous vivons la profonde humanité.
Homme des îles, Lim Chul-woo est confronté à la rude verticalité des monts et à l’à-plat de la mer : ici, on parle patois ou argot, pour conter vrai, vite, sec ; là où dominent les émotions — hiers enfuis, demains trop prévisibles — et les moments teintés de poésie. L’écriture donne la parole à ces réalités opposées pour nous entraîner là où vibre le réel. Bon voyage !
2012


NAM Sang-sun
Sur les traces du serpent blanc

Roman traduit du coréen et préfacé par Pascal Grotte
L'héroïne de ce récit raconte son enfance dans un monde hors du temps. Elle évoque pudiquement les souvenirs de l'Occupation japonaise et de la guerre civile, et décrit le chemin qui mène tout à la fois vers la modernité et l'âge adulte. La légende du serpent blanc symbolise la pureté d'une humanité commune à son grand-père, patriarche craint et respecté de tous, à sa sœur traumatisée par la guerre et dont la raison vacille, aux habitants du village, et à Sangshinwon, communauté de lépreux proche et effrayante... Le seul moyen d'échapper au mal et à la fatalité, c'est de se lancer à la recherche du mystérieux reptile, remède à tous les maux selon la croyance populaire. Un roman sur l'enfance, un subtil récit d'initiation, l'évocation nostalgique de traditions qui sombrent peu à peu dans l'oubli.
Née en 1963, Nam Sang-Sun s'inscrit dans une génération d'écrivains réagissant, par l'évocation du passé, contre les cités déshumanisés et le chaos d'un urbanisme délirant. Par son écriture, elle nous replonge dans cette Corée rurale qu'on appelait autrefois le « pays du matin calme ».
 2009


SEONU Hwi
Le Terroriste
et autres nouvelles

Traduit du coréen par Lim Yeong-hee et Françoise Nagel
Chaque récit de Seonu Hwi arrache à la sécheresse de l'Histoire des figures qui prennent corps et chair, se dressant un instant pour opposer leur voix ordinaire aux drames qui vont les broyer, eux, leur pays, et leurs espoirs. Occupation japonaise, guerre de libération, guerre civile, guerre froide, dictature, Seonu Hwi a été partie prenante de toutes ces périodes tragiques, qu'il définit comme des " situations " où l'individu se retrouve face à un destin absurde, contraint, qu'il le veuille ou non, à faire des choix et à en assumer les conséquences. La quête de l'absolu aboutit à d'inoubliables scènes : une maison reconstruite cinquante ans plus tard à l'identique de l'autre côté de la frontière, un poète qui feint le mutisme et perd la voix, la mise aux enchères de la Corée par parcelles.
Né en 1922 en Corée du Nord, Seonu Hwi est tout d'abord enseignant. Mais ne pouvant supporter le harcèlement des communistes, il passe au Sud et commence à travailler dans le journalisme. En 1949, il s'engage dans l'armée dès le début de la guerre de Corée. En 1958, il rejoint l'armée de réserve en tant que colonel. Il fait ses débuts d'écrivain en 1955 et se trouve d'emblée reconnu dans le monde littéraire. Il travaille régulièrement pour la presse et publie un nombre considérable de romans et de nouvelles. Il meurt le 12 juin 1986.
2006


YI In-seong
Interdit de folie

Roman traduit du coréen par Choe Ae-Young avec la collaboration de Jean Bellemin-Noël
Refusant la narration traditionnelle, Yi In-Seong cherche avant tout à exprimer les mouvements intérieurs de l'homme moderne, dont la particularité est, selon lui, de se sentir intimement divisé jusque dans sa façon de voir le monde.

Le narrateur, un écrivain accablé par ses déboires amoureux, utilise quatre voix (au présent, au passé, au futur et à l'impersonnel) pour conter, en un désordre très construit, une randonnée au bord de la folie mettant en scène souvenirs et projets à demi oniriques. On a rarement poussé aussi loin l'exploration à la fois fine et réaliste de l'âme humaine.
Né à Séoul en 1953, Yi In-Seong est un des écrivains les plus importants de l'avant-garde littéraire dans l'actuelle Corée du Sud. Il a fondé, en 2001, la revue Champs littéraires qui cherche, entre autres, comment délivrer les écrivains de la pression du marché.
2010

 THÉÂTRE

ANTHOLOGIE
Théâtre Coréen Contemporain

Traduit du coréen et préfacé par Im Hye-Gyong et Cathy Rapin
L'incendie dans la montagne
CH'A Pom-Sok

En pleine guerre de Corée, au cœur d'un village perdu, il ne reste plus que des veuves ou des vierges. Un déserteur, fuyant ses compagnons communistes, s'y réfugie et déchaîne les peurs et les passions...

Où et que serons-nous le jour de la rencontre ?
CH'OE In-Hun

Cette fable poétique raconte la légende d'Ondal l'idiot, homme des bois devenu général, puis martyr pour l'amour d'une princesse de Koguryo. Leur destin aura la force des rêves.

Trente jours de pique-nique
YI Kun-Sam

Des notables organisent un pique-nique de charité pour les prisonniers d'un bagne modèle. Mais, après leur naufrage sur une île déserte, la fête tourne au cauchemar : peu à peu, les rôles changent et le pouvoir tombe entre les mains des détenus.
Im Hye-Gyông et Cathy Rapin ont reçu, en 2003, le prix de la traduction théâtrale de l'Institut Coréen pour la Traduction Littéraire., Séoul.
2006


HÒ Kyu
Muldoridong à la courbe des eaux

Traduit du coréen par Han Yumi et Hervé Péjaudier
Préface d'Alexandre Guillemoz
Dans le village à la courbe des eaux, rien ne va plus depuis que la jeune vierge, veuve d'une âme morte, est tombée amoureuse du Gars qui lui a sauvé la vie. Épidémie, incendie, folie : l'ordre du monde est perturbé et les Esprits, par la bouche de la Chamane, ont décidé que le Gars serait enfermé pour fabriquer les masques destinés à la cérémonie expiatrice des maux qui frappent la communauté. Jusqu'où leur amour pourra-t-il défier un ordre ancestral dont la brutalité est à la mesure du doute qui le ronge ?

Recréant la légende des masques de Hahœ, le dramaturge plonge aux racines des arts populaires coréens pour inventer dans une langue inspirée un théâtre résolument engagé dans notre temps.
Hò Kyu (1935-2000) est le créateur d'un courant majeur du théâtre coréen contemporain qui mêle à la fois chants, masques traditionnels à une langue vive et moderne, jonglant entre lyrisme, humour et violence.
2004


KIM Kwang-Lim
Wuturi, le bébé géant
Suivi du dossier À l'avenir du théâtre !

Traduit et préfacé par Han Yumi et Hervé Péjaudier
Wuturi le grêlé est un bébé géant en fugue qui, à moins de cent jours, caché dans les roseaux, menace l’accession au trône du terrible général Yi. Quand s’en mêlent la mère indigne, le père inconnu et son âne qui parle, qui sortira vainqueur du grand combat final entre armées de Titans ? Sûrement pas le peuple qui chante sa complainte et attend l’avenir.
Kim Kwang-lim, dramaturge révolutionnaire, recrée cette légende dans la tradition des arts populaires, où rien n’est impossible sur une scène. Mais il est d’abord poète, et son texte est porté par un souffle lyrique et un goût de la farce qui entraînent le lecteur.
Un dossier présente divers documents éclairant l’aventure des Wuturi Players depuis 2002, dont un important manifeste de Kim Kwang-lim, et un entretien avec Michel Vinaver à propos de ses Coréens vus par les Wuturi.
2012


LEE Gun-sam
À la soupe !

Traduit par Kim Hyon-Sook, revu par Han Yumi et Hervé Péjaudier
Préface de Roh Kyeong-shik
Suivi de "Lee Gun-sam, l'initiateur", par Choe Junho
La soupe qui est servie ici, c'est la bonne soupe au fumet de cynisme et d'arrivisme dans lequel le « héros » va plonger à pleines louches, dès lors qu'il aura compris qu'avec la morale ordinaire on n'arrive nulle part. Car si l'on veut suivre la « nouvelle morale » de la classe d'affaires qui est en train de prendre le pouvoir, il faut tricher avec les valeurs sur lesquelles s'est bâtie la Corée traditionnelle. On assiste ainsi à la victoire du mensonge et de la manipulation, par l'association du carriérisme et du banditisme, se parachevant dans la trahison, le meurtre impuni, le viol, et triomphant dans l'hypocrisie avec la bénédiction des médias ! C'est un tableau pour le moins corrosif, sous forme d'une comédie au rythme infernal qui nous montre la « résistible » ascension d'un petit aide comptable minable en cadre dirigeant adulé pour la seule réussite que la nouvelle Corée salue : celle de l'argent et du pouvoir.
2009



LEE Kang-bæk
Comme si on voyait des fleurs au cœur de l'hiver
(suivi de Dormir sous utopie et de Généalogie)

Traduit du coréen par Han Kyung-Mi et Patrick Pidoux

Comme si on voyait des fleurs au cœur de l'hiver. Une mère de famille nombreuse se jette dans la marmite pour nourrir ses enfants affamés. Trois d'entre eux partent pourtant à sa recherche. Ils reviendront après dix ans de quête, mais quelle mère chacun aura-t-il retrouvée ? Une parabole sur le théâtre et l'illusion.

Dormir sous utopie. Grâce à l'Utopie, un violent somnifère, Min ùi-Sik fuit l'ennui de son existence de traducteur et de raté. mais la vie le rattrape quand s'installent chez lui des étudiants révolutionnaires bien décidés à transformer le monde.

Généalogie. Un père, atteint d'une maladie incurable, décide pour expier ses fautes et celles de ses ancêtres de rendre tous leurs biens aux personnes qu'il a dépouillées, ceci à la joie des voisins qui assiègent alors la maison. Mais au désespoir de sa famille, qui refuse d'endosser cette culpabilité.
Né en 1947, Lee Kang-Bæk, homme de théâtre, est un des représentants majeurs de cette génération critique ayant accompagné les bouleversements de la Corée du Sud, de la dictature à la démocratie, et du tiers monde à la puissance économique.
2005


LEE Man-hee
Va, ne te retourne pas
Fleurir-Faner, Fleurir-Faner. Éteignez, s’il-vous plaît !

Traduit du coréen et présenté par Kim Jung-hee
Un caïd condamné à mort et son amante entrée dans les ordres sont au parloir une dernière fois. ils rejouent leur histoire, revivent leur passé, le réinventent, et s’interrogent : ont-il jamais cessé de se quitter ?

Fleurir-Faner, Fleurir-Faner Un groupe de vieillards burlesques creusent pour une mystérieuse commanditaire un tunnel entre leur cabane et un temple bouddhiste où, dit-on, serait caché un fabuleux trésor...

Éteignez, s’il vous plaît ! six personnages en quête d’eux-mêmes, un homme et une femme, leur double simple et leur double multiple, sont pris dans un quotidien qui tourbillonne en situations aussi comiques que catastrophiques.
Lee Man-hee, né en 1954, s’est imposé depuis les années 90 comme le plus reconnu des auteurs postmodernes. Son écriture, très forte, joue avec les codes et n’hésite pas à briser les miroirs de la représentation.
2011


ROH Kyeong-shik
UN PAYS AUSSI LOINTAIN QUE LE CIEL
Suivi de LE TRAIN POUR SÉOUL et de LE SOUFFLE DES SIÈCLES

Traduit du coréen par Han Yumi et Hervé Péjaudier
UN PAYS AUSSI LOINTAIN QUE LE CIEL :
Après quarante ans de séparation imposée par la guerre de Corée, dans l'ignorance totale de ce que l'autre est devenu, deux époux se retrouvent. Mais se revoir après si longtemps, est-ce vraiment se rejoindre ? Une situation bouleversante, fréquente dans un pays toujours divisé entre Nord et Sud.

LE TRAIN POUR SÉOUL :
Dans une petite gare de la Corée moderne, les trains (de l'Histoire) ne s'arrêtent plus, suite à de mystérieux événements qui laissent les citoyens à quai. L'attente devient l'occasion de curieux échanges entre les voyageurs. Entre farce et fureur, un brave gars finira par arrêter un train…


LE SOUFFLE DES SIÈCLES :
Il y a mille ans déjà, les politiques ne songeaient qu'à réunifier la Péninsule. Ce drame épique au souffle shakespearien brosse un tableau frénétique, vécu par deux « storiographes » lunaires qui se (et nous) posent la question si actuelle de l'écriture de l'Histoire.
Né en 1938, ROH Kyeong-Shik est l'un des plus célèbres écrivains coréens d'aujourd'hui. Lauréat, entre autres, du prix de la Fondation Dæsan en 1999, il vient de recevoir le prix Yu Ch'i-Jin (2003).
2004



YI Hyòn-hwa
Qui êtes-vous ?

Traduit du coréen par Im Hye-gyong et Cathy Rapin
Parmi les « jeunes gens en colère » qui ont révolutionné le théâtre coréen à partir des années 70, Yi Hyòn-Hwa occupe une place singulière par sa brutalité provocante. Il empoigne le spectateur en l’obligeant à s’interroger sur ses lâchetés et en le confrontant à son voyeurisme jusqu’au malaise (Yi Hyòn-Hwa a connu de nombreux démêlés avec la censure).

C’est en poète à la langue travaillée, creusée, souvent mise en boucles obsédantes, assumant le double héritage des rituels coréens et d’un théâtre de la cruauté inspiré d’Antonin Artaud, qu’il offre un théâtre de pièces brèves et cinglantes qui ont marqué leur époque par leur modernité, et continuent aujourd’hui à séduire la jeune génération qui reconnaît en lui un maître.

Ouvrage traduit et publié avec le concours du KLti institut coréen pour la traduction Littéraire, séoul.

ESSAIS

Alexandre GUILLEMOZ
La Chamane à l'éventail
Récit de vie d'une mudang coréenne, suivi de La Chamane et l'ethnologue

Le chamanisme demeure aujourd'hui encore très vivant en Corée du Sud et, dans toutes les classes sociales, on a recours à ses pratiques pour des buts aussi divers qu'inaugurer un commerce, empêcher un divorce ou accompagner un défunt...  Au fil des ans, grâce à son expérience de terrain, l'ethnologue, Alexandre Guillemoz, a pu nouer un lien privilégié avec une mudang, une chamane, surnommée Puch'ae (« l'éventail »). Cette dernière, le considérant comme son « fils adoptif », entreprend de lui raconter sa vie, de façon tout à la fois drôle et touchante. Puch'ae retrace son enfance difficile à la campagne, ses fiançailles à l'âge de douze ans, les aléas de sa vie de couple, puis son apprentissage de chamane en pleine guerre civile. Elle décrit ses visions et ses relations avec les Esprits, explique ses rapports avec ses « invités », ses clients, établis lors du rituel, le kut, lorsqu'elle officie, munie de son éventail, de ses sonnailles, de son tambour et de ses couteaux.

Après ce récit de vie, Alexandre Guillemoz s'interroge sur l'incroyable liaison que cette vieille femme illettrée, mais subtile et intuitive, sut tisser avec lui, année après année, jusqu'à le convaincre d'organiser, sous sa direction, la première cérémonie chamanique en France. Entre deux cultures, cet ouvrage à deux voix nous offre ainsi l'histoire d'une étonnante et authentique rencontre.

Nombreuses illustrations couleurs.
Alexandre Guillemoz est l'un des rares spécialistes mondiaux du chamanisme coréen. Il a été chercheur au CNRS, puis directeur d'études à l'École des Hautes Études en Sciences sociales.
2010


LEE Hyeon-joo
Maître, pourquoi ?

Petit traité de sagesse pour le monde présent
Traduit du coréen et préfacé par Kim-de Crescenzo Hye-Gyeong et Jean-Claude de Crescenzo avec une postface d'Hervé Péjaudier
Lee Hyeon-Joo, né en 1944, s’attache à penser le quotidien et à aider ceux qui le consultent ou l’entendent à vivre au plus près d’une conception religieuse de la vie qui ne se satisfait pas seulement de prier les dieux et les divinités. Il concilie dans son travail de penseur et d’écrivain les religions et les philosophies religieuses de l’Orient et de l’Occident.

Bouddhisme, christianisme, taoïsme forment le soubassement de sa pensée, sans recherche de réduction des oppositions ou des heurts. Le Maître et l’élève, personnages fictifs du présent livre, ne sont que les deux facettes du Moi, les acteurs d’une pensée bouillonnante, contradictoire, qui tente de saisir la réalité au-delà de tout dogme. Pense à l’arbre qui ne bouge pas d’un pouce tout en dansant sous le souffle du vent, pense à l’eau qui ne change jamais de nature tout en changeant librement de forme au gré des circonstances. Tu es l’arbre, l’eau, le vent et les nuages.
2008

POÉSIE

YI Sang
Écrits de sang

Traduit du coréen et présenté par Son Mihae et Jean-Pierre Zubiate
Préface de Roland Jaccard
Yi Sang (1910-1937) est considéré comme le Rimbaud coréen pour la fulgurance de sa vie et la flamboyance de son écriture. Emblème d’une modernité météorique, frère inconnu de Kafka, tuberculeux comme lui, il invente un nouveau souffle pour résister à l’absurdité du monde moderne et trouver sa place dans une vie dont il n’a pas «  passé le permis ».
Ces Écrits de sang sont un vrai journal intime de cette lutte, une constellation de proses incisives qui parsèment les cinq années d’écriture d’Yi Sang comme autant de cailloux jetés à l’aventure par ce petit Poucet rêveur, qui ne retrouvera jamais son chemin : arrêté par les colonisateurs japonais, il mourra à Tokyo en 1937.
Rejeté de son vivant comme avant-gardiste, immoral, décadent, cette icône de la modernité coréenne a tout pour séduire le lecteur occidental d’aujourd’hui, qui sera sensible à cet humour dans le désastre, à cette invention d’un « lointain intérieur » contemporain du premier Michaux, à cette déambulation de condamné à vivre.
2011




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