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C'est la première fois à notre connaissance que l'Académie Charles Cros récompense le pansori, en l'occurrence dans la rubrique livres / musique du monde, sous la forme d'un très encourageant Coup de cœur : merci au jury, et gageons que nos route sont appelées à se recroiser !

Bonjour pansori ! a ainsi pu se présenter au Salon du Livre fièrement orné du macaron Coup de cœur.

K-Vox Académie
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Quelques membres de l'Académie K-Vox, lors du petit concert de clôture de la remise de l'Ordre du Mérite culturel coréen à Hervé Péjaudier : Victorine Vlavo, Garance Cachard, Isabelle Hignette, Étienne André, Matthieu Rauchvarger, et, absente sur la photo mais présente ô combien, Sohn Zeen-bong au(x) tambour(s).

BAESHI BANG


Quintette créé autour du saxophoniste Etienne de la Sayette avec le projet un peu fou de rendre hommage au chanteur Bae Ho (1942-1971), météore fracassé de la pop coréenne des années 60, embarqué ici dans une aventure aussi hardie que jouissive. Cf. affiche (cliquer pour agrandir).

www.baeshibang.com/fr
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ARNAUD PETIT

23 janvier Théâtre des Abbesses.

PANSORI ET LITTÉRATURE
Librement inspiré par le pansori, art du récit chanté coréen, et par le livre de Nicolas Bouvier Journal d’Aran et d’autres lieux, Arnaud Petit a créé cette œuvre originale, interprétée par la soprano coréenne Yuree Jang, et Les Percussions Claviers de Lyon. Des œuvres du compositeur coréen Uzong Choe, qui a résidé en France, et des Préludes de Claude Debussy, compositeur attiré par la musique d’Asie, compléteront cette soirée fascinante, à la croisée des regards entre la France et la Corée.

 

Cf. sur le site du Théâtre de la ville : Théâtre des abbesses, musique.

KIM DUK-SOO au SOLEIL

Notre amie Florence Codet nous parle (fort bien) de ce spectacle.

« Je suis allée deux fois au Théâtre du Soleil ce week-end pour  le spectacle Nanjang. C'était extraordinaire, et j'y ai retrouvé cette spécificité coréenne à l'œuvre dans les arts du corps et de la scène qui était le sujet de notre recherche en Corée, et que nous avions perçue dans le p'ansori autant que dans des démonstrations d'arts martiaux théâtralisées (le Holim Hapkido de Séoul). Une manière de se mouvoir, de canaliser l'énergie, de la laisser éclater tout en gardant une mesure, un contrôle et une harmonie collective. J'y ai trouvé aussi la puissance qui est à l'œuvre dans les arts martiaux coréens et la manière dont les protagonistes s'accordent entre eux. Et ce qui est bouleversant, c'est la joie et le plaisir manifestes des interprètes qui s'étendent au public, leur générosité et leur sens du partage. La portée anthropologique du chamanisme était bien présente aussi avec un rituel qui nous a été particulièrement destiné suite aux attentats. J'aimerais insister aussi sur le fait que la scène du Théâtre du Soleil et sa conception d'un théâtre héritier des rituels les plus anciens du théâtre d'Asie centrale, se prêtaient au mieux à la coexistence du sacré et du profane, à la rencontre des arts de la scène et des arts d'expression chamanique, dans une conception pluraliste, que l'on soit athée ou mystique. Je voudrais aussi parler de l'enthousiasme et de l'union des participants : standing ovation à chaque fois, salle comble, et effet d'entraînement du public sur scène pour une dernière danse circulaire en fin de spectacle, puis accompagnement du cortège jusqu'à son dénouement le vendredi soir, près des loges des interprètes. Le dimanche, le cortège et le public sont sortis sur le parvis du théâtre, et se sont rassemblés auprès de feux de plein air. L'assemblée a entonné Arirang. Puis un texte de clôture a été lu par Kim Duk-soo et traduit, pour annoncer la fin du rituel chamanique destiné à apaiser les esprits des victimes du 13 novembre, et à consoler les vivants. Les effigies censées représenter les âmes des défunts, les chapeaux en papier, le fouet en papier pour chasser les esprits, tous les instruments du rituel ont été jetés dans le feu. Il y avait une émotion palpable qui reposait dans le désir qu’avaient les artistes coréens de faire un avec l'assemblée et de lui apporter de la joie et du réconfort, indépendamment d'une adhésion ou d'une distance avec la croyance. »

 

ARCHIVES

C'est déjà du passé....

 

K-VOX 3 / 2015

PROGRAMME & RÉSERVATION

sur notre page Festival

cliquez pour agrandir

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 K-VOX 3 / 2015 :

LE PROGRAMME EN UN COUP D'ŒIL

(cliquez pour agrandir)

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K-VOX 2, 2014
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 (dernière image du spectacle, cliquer)


C'était au FESTIVAL D'AVIGNON 2014

CONFESSIONS, pièce du grand Kim Kwang-lim mise en scène par Choe Junho. Cette pièce dans sa version surtitrée a été créée en France au Théâtre du Soleil à l'occasion de notre Festival K-VOX2 (www.k-vox-festival.com), et est actuellement donnée au Théâtre des Halles dans le cadre du festival d'Avignon
http://www.theatredeshalles.com/pieces/confessions/

 

GUIMET / TARIF SPÉCIAL 12 € code AMIS DE K-VOX !
 
LE QUATUOR DE
LEONARDO GARCIA
AVEC LA CHANTEUSE DE P'ANSORI
MIN HYE-SUNG
et la participation du comédien
Hervé Péjaudier


"Aux archipels du P’ansori"


Le concert qui a eu lieu le 10 novembre 2013
au Jeonju Arts Center a connu un grand succès...

Prochain rendez-vous au Musée Guimet le samedi 14 juin 2014 à 20 h 30 : on vous y attend !



Ce projet, "Aux Archipels du P'ansori", a été initié par Leonardo Garcia autour de la musique traditionnelle coréenne vocale, en particulier du p'ansori, et de la voix de Mme Min Hye-sung. Année après année, ce jeune groupe approfondit son travail d'échange et vous offrira une nouvelle étape de son travail.
"Depuis les années 1970, le pansori connaît un rayonnement croissant, et une ouverture à de nouvelles expériences musicales. « Archipels » approche le pansori à travers une formation où la voix de la chanteuse Min Hye-sung s’intègre à un quintette mêlant flûtes traditionnelles (kena, siku et bansuri), saxophones, contrebasse, électronique et du récit théâtral en français. Le projet s’articule à partir d’un jeu en miroir entre superpositions idiomatiques et esthétiques qui peuvent s’ériger en complémentarité ou en contraste, mais toujours rapprochant le public francophone et coréen du fil conducteur du texte et du son.
Le programme se compose d’une sélection de pièces coréennes (Pansori, Minyo…) et personnelles arrangées sur la base d’une fusion entre des musiques de tradition orale (coréennes, andines, balkaniques), du Jazz et des musiques contemporaines savantes, avec dialogue permanent entre écriture et improvisation." Léonardo Garcia

Min Hye-sung – Disciple de la chanteuse Park Song-hee, ≪ trésor national vivant ≫, c’est une spécialiste du pansori. Elle entretient des rapports privilégiés avec Paris (Centre Culturel Coréen) et Bruxelles (Maison de la Création) où elle donne chaque année des stages de p'ansori. Fidèle soutien de K-VOX, elle a participé au premier Festival pour un parcours concert avec Han Yumi et Hervé Péjaudier.

Leonardo Garcia – Diplômé du CNSMDP, titulaire du DE (instruments traditionnels et flute), et docteur en sociologie de la musique, L. Garcia est flutiste, compositeur / arrangeur et chercheur.

Jean-Charles Richard – Diplôme du CNSMDP et titulaire du CA de saxophone et de Jazz il est l’un des plus renommes musiciens de la scène Jazz européenne actuelle. Son dernier disque ≪ Traces ≫ a obtenu le Prix de l’Académie Charles Cross en 2012.

Arnault Cuisinier – Contrebassiste polyvalent et chanteur a l’ensemble vocal de la Cathédrale de Notre Dame, il est diplômé du CNSMDP et titulaire d’un DE de contrebasse

Nicolas Déflache – Ingénieur du son, programmateur informatique et musicien électroacoustique, il a été charge du studio au CIRM (Nice) entre 2003 et 2007, tout en travaillant régulièrement a l’IRCAM.

Hervé Péjaudier – Écrivain de théâtre et comédien, il poursuit ici son travail de "mise en bouche" des traductions de p'ansori qu'il effectue avec Han Yumi. Il a créé à Bruxelles une version d'1 h. 30 du Dit de Heungbo, accompagné au tambour par Kang Min-Jeong. Il a donné pour le Festival K-vox un parcours-concert avec Min Hye-sung, où il joue les extraits qu'interprète ensuite la chanteuse.



ci-dessous, extrait d'un concert datant des débuts du groupe en 2010 à la Cité Universitaire
CHARLES CROS
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Mars 2018, Valence

Han Yumi et Choe Ki-sook ont obtenu un Coup de Coeur de l'Académie Charles Cros, dans la catégorie "Livres", pour l'ouvrage qu'elles ont conçu et dirigé, Bonjour pansori !, Pansori et changgeuk à l'âge de la globalisation, traduit et publié avec le soutien de National Research Foundation, HK Institute of Korean Studies, Yonsei University, Séoul. Ce recueil d'articles est le résultat de deux colloques, l'un organisé à Paris sous l'égide du Festival K-Vox, l'autre en Corée dans le cadre de l'Université Yonsei. Il permet de se faire une idée approfondie des mutations actuelles d'un genre classique toujours vivant.

ORDRE DU MÉRITE
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Janvier 2018, Paris

Hervé Péjaudier a eu l'honneur de se voir décerner l'Ordre du Mérite cuturel coréen, par Mr le nouvel Ambassadeur de Corée, à l'occasion d'une cérémonie organisée par le Centre culturel coréen. Le récipiendaire, lors d'un discours qu'il parvint à peu près à maintenir dans des limites raisonnables, tint pourtant à remercier tous les amis fidèles présents en rappelant le rôle qu'ils avaient joué, tous et chacun, dans ce parcours, tant il est vrai qu'on ne s'avance jamais seul sur ces chemins. La soirée se continua par un petit concert organisé par des membres de l'Académie K-Vox, et s'acheva autour d'un buffet particulièrement raffiné.

PRIX DE TRADUCTION
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Octobre 2017, Séoul

Han Yumi et Hervé Péjaudier ont reçu le Prix de traduction décerné par le KLTI, Institut Coréen pour la Traduction Littéraire, pour la publication du Livre des Cordes, de Kim Hoon, aux éditions Gallimard, dans la collection "du Monde entier". On ne peut qu'espérer que ce prix aide à mieux faire connaître ce romancier aussi important par son travail d'écriture, que par son originalité dans la production contemporaine.

Hommage à Madame PAK Song-hee (1927-2017)

C’est avec tristesse que nous apprenons, en ce mois de février 2017, la disparition de la maître Pak Song-hee, Trésor National, à l’âge de 90 ans ; avec elle, c’est une des dernières témoins d’une époque héroïque du pansori qui disparaît. Mais on voit, grâce à ses disciples qui poursuivent sa voie, à quel point la transmission est la condition de survie du genre. Elle a été en particulier, jusqu’au bout, la professeure de Min Hye-sung, à qui elle a transmis la recréation du pansori disparu Le dit de Mademoiselle Sugyeong, et qui le chantera au cours du prochain festival K-Vox5, à Bruxelles le 10 juin, à Paris le 30 juin et à Vendôme le 28 juillet : ce sera une belle occasion de rendre hommage à cette très grande dame.

 

Nous reproduisons ci-dessous le long passage que lui consacra Han Yumi en 2012, dans sa thèse, repris in Le Pansori, un art de la scène, PUFC, 2015.

 
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Un exemple représentatif : Madame Pak Song-hee (née en 1927)

 

Les dépositaires de Trésor National ont la responsabilité d'assurer la sauvegarde d'un trésor intangible, qu'ils ont eux-mêmes reçu, et qu'ils doivent transmettre en respectant « forme et style » : tel est le principe. Dans les faits, la personnalité, la formation et la pratique du dépositaire sont bien sûr importantes dans la manière dont cette transmission va avoir lieu. Car on ne transmet pas seulement une œuvre donnée, mais un esprit du genre, et une manière de faire vivre la tradition. Il nous semble important de voir que les premiers dépositaires des pansoris sont tous nés dans le premier tiers du XXe siècle, c’est-à-dire qu'ils ont tous été formés dans les périodes où le genre a sans doute le plus fluctué, même s'ils ont tous bénéficié de l'enseignement de chanteurs issus de la fin du XIXe siècle, considérée comme une sorte d'âge d'or. Ces maîtres choisis pour retrouver la pureté du genre ont donc participé à toutes les évolutions qui ont marqué les années 1930, pour les plus âgés, puis 1950, considérées comme des dérives impures par le législateur; acteurs de cette histoire dans la durée, ils sont des témoins remarquables de la révolution qui s'est produite à partir des années 1970.

Nous allons à présent voir un exemple précis de ce type de parcours, avec le cas de Madame Pak Song-hee, devenue la troisième dépositaire de Heungboga dans le style de l’école de l’Est Dongpyeonje en 2002, que nous avons eu la chance de pouvoir rencontrer en quelques occasions. Nous remercions sa disciple la chanteuse Min Hye-seong de nous avoir permis ces rencontres. Pour le résumé de sa carrière, nous nous appuyons sur le travail de la chanteuse et chercheuse Chae Su-jeong, autre disciple directe de Pak Song-hee

 

Pak Song-hee est née en 1927 à Hwasun, dans le Jeolla du Sud, région considérée comme un des berceaux du genre. Elle fait son apprentissage à Hwasun, d'abord auprès de Seong Cha-ok, qui lui apprend les premiers rudiments du chant quand elle a 10 ans, puis, entre 14 et 15 ans, elle passe un an en compagnie de sa condisciple Pak Nong-wol sous la direction de Pak Ki-hong, qui lui enseigne des chants danga ainsi que des extraits de trois pansoris, Heungboga, Simcheongga et Chunhyangga. L'année suivante, en compagnie de Pak Nong-wol et Seong U-hyang elle poursuit son apprentissage des danga ainsi que de Heungboga sous la direction de An Ki-sun.

Ensuite, elle va passer un an à Gwangju où elle va suivre ses cours au temple bouddhique Jeungsim, en compagnie de Pak Cho-sun, l'enseignement de Kim Yeong-jun, qui lui apprend des extraits d’un quatrième pansori, Jeogbyeogga, le Dit de la Falaise Rouge. Durant cette même période, elle travaille à l’association des courtisanes Gwonbeon (券番) ; il s’agit d’un syndicat de gisaeng, ces courtisanes éduquées, qui a été créé durant l’occupation japonaise. (Pendant la dynastie Joseon, il n’y avait qu'un système de gisaeng officielles rattachées à l’autorité, alors que sous l’occupation, l’autorité japonaise a importé un système qui invite les gisaeng à s’inscrire sur une liste pour pouvoir contrôler leur travail ; le gwonbeon a joué un rôle d'intermédiaire pour donner un travail aux gisaeng, en échange de quoi elles devaient payer des taxes). Là, elle va apprendre différents arts traditionnels, qu'il s'agisse de danse (danse des épées, danse de moine), de musique instrumentale (elle apprend le gayageum) ou de chant (gagok, sijo), sous la direction de Pak Yeong-gu. Elle va aussi travailler avec le directeur de cette association, le grand Pak Dong-sil (1897-1968), des danga, ainsi que Heungboga et Simcheongga. Elle se souvient que l'apprentissage au sein de cette association était très rude, mais elle est parvenue à obtenir son diplôme à la fin. Toujours durant la même période, elle travaille dans la troupe de changgeuk Dongil où Cho Sang-sun lui fait travailler des danga, des morceaux de pansori et des extraits de changgeuk.

Elle dit que durant cette année à Gwangju, elle a entre 17 et 18 ans, c’est-à-dire que nous sommes dans une des périodes les plus noires de l'histoire de la Corée, juste avant 1945 et la libération. On ne peut qu'être frappé par la richesse de son apprentissage, durant une période considérée comme particulièrement difficile. Même si Heungboga semble occuper une place centrale, à 18 ans elle a déjà étudié quatre des cinq grands pansoris, sous la direction de plusieurs maîtres, successivement ou simultanément. Elle a également abordé un large panorama de chants, danga, gagok, sijo. On retrouve l'importance de ces associations de courtisanes où les jeunes filles reçoivent une formation artistique complète; par ailleurs, cela va lui permettre d'accéder à l'enseignement d'un des plus grands grand maître, Pak Dong-sil, qui fut très actif, comme chanteur et comme organisateur, au long des années 30 et 40. Enfin, on constate que la pratique du pansori était liée à celle du changgeuk, et au travail en troupe.

 

Après la guerre civile (1950-1953), à l'issue de laquelle son maître Pak Dong-sil choisira de vivre au Nord, nous retrouvons Pak Song-hee vers la fin des années 50 et le début des années 60. Cette jeune trentenaire a fait son apprentissage dans les groupes de femmes qui interprètent des changgeuk, adaptations de pansoris ou créations, et connaissent l'apogée de leur succès. Le Yeoseong Gugak Donghohoe (organisation des femmes interprètes de musique traditionnelle coréenne) avait été fondée par Pak Nok-ju, Kim So-hee, Pak Gui-hui, Im Yu-aeng, Im Chu-naeng et Kim Gyeong-hi. Elles montent des changgeuk de création, et connaissent un grand succès dès 1949 avec Haennim Dalnim (Le prince soleil et la princesse lune). Entre 1955 et 1958, on recense 15 groupes de femmes de ce type en fonctionnement, qui jouent des adaptations de contes ou des histoires d'amour, et rencontrent toujours l'adhésion du public. C'est à cette période qu'elle décide d'approfondir son apprentissage du pur pansori, et elle se tourne vers deux grandes chanteuses, Kim So-hee (1917-1995) et Pak Nok-ju (1906-1981), membres fondatrices de l’association des femmes interprètes de musique traditionnelle coréenne et gwangdae reconnues. Elle va ainsi passer deux ans à apprendre Le dit de Chunhyang et Le dit de Simcheong auprès de Kim So-hee, puis travailler avec Pak Nok-ju. Nous sommes à la période où le mouvement de patrimonialisation commence sa réhabilitation du pansori dit « authentique », et dès la deuxième moitié des années 60, Pak Nok-ju va devenir une des premières détentrices du premier pansori nommé trésor intangible, Le dit de Chunhyang. Du coup, Pak Song-hee commence à apprendre auprès de Pak Nok-ju ce Chunhyangga, mais sa professeure décide de la consacrer au Dit de Heungbo, qu'elle perfectionnera sans relâche jusqu'en 1981, année du décès de Pak Nok-ju. Durant ces années 60, elle aura aussi complété sa connaissance des pansoris reconnus en apprenant Jeogbyeogga, Le dit de la Falaise Rouge, auprès de Pak Bong-sul (1922-1989), ainsi qu'une partie de Sugungga, Le dit du palais sous les mers.

Elle va dès lors se partager entre le changgeuk (elle est membre du Théâtre National de Changgeuk de 1983 à 1995) et sa carrière de « soliste ». En 1976, elle produit sa première intégrale du Dit de Heungbo, qui connaîtra le succès et lui vaudra, en 1986, de recevoir le Grand Prix de pansori de la KBS. Couronnement de sa carrière, elle devient en 2002 détentrice du trésor culturel intangible Heungboga.  Et les prix se succèdent, grand prix du 13ème concours Dongri (alias de Sin Jae-hyo, 1812-1884, initiateur du pansori moderne) en 2004, d'autres encore, en 2006 le prix culturel national Bogwan, et en 2010, le Prix de musique coréenne Bang Yeong-il décerné par le journal Joseon Ilbo.

Il est à souligner que son engagement pour la cause du genre l'a amenée à ressusciter un des sept pansoris traditionnels considérés comme disparus : Sugyeongnangjajeon, L’histoire de Demoiselle Sugyeong. Il s'agit du titre que l'on trouve chez Jeong No-sik d'une œuvre associée chez Song Man-jae à Ka(jja)sinseon taryeong : L’aventure du faux Sage (pour mémoire : le personnage principal, dans l’espoir de devenir un saint homme, pénètre en fraude dans le mont Geumgang, paradis des Immortels, pour y dérober les pêches et l’alcool de longue vie ; mais ça ne marchera pas.) Mais là où Song Man-jae ne donnait qu'un bref résumé, Pak Song-hee a retrouvé le texte intégral, à partir duquel elle a reconstitué une mise en musique. En 1997, à 77 ans, elle a donné une version intégrale de cette œuvre. C'est en soi un événement exceptionnel, mais qui doit encore s'inscrire dans la durée, ce qui ne peut se faire que par la transmission ; c’est ainsi qu’aujourd’hui son élève Min Hye-sung en est la dépositaire.

Car la transmission est la première mission d'un détenteur de pansori, et Pak Song-hee possède son propre local où elle enseigne toujours aujourd'hui le Trésor dont elle est dépositaire, Le dit de Heungbo dans le style de l’école de l’Est Dongpyeonje. Elle a une dizaine d'élèves réguliers, dont certaines commencent une belle carrière et ont déjà enregistré leur version de Heungboga, comme Chae Su-jeong ou Min Hye-seong. Par ailleurs, dans la pratique, son enseignement dépasse le seul trésor dont ils sont dépositaires; et on a vu que le répertoire de Pak Song-hee est large. En particulier, elle vient d'achever (2012) la transmission du Dit de la Falaise rouge à Min Hye-seong, et elle fait travailler ses élèves sur sa version de Sugyeongnangjajeon. Elle les forme également aux danga, en particulier Une vie de cent ans (Insaengbaengnyeon) dont elle a hérité de sa propre maître Pak Nok-ju.

LA TRANSMISSION : LECTURE D'UNE IMAGE
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Sur cette photo prise en 2007, nous voyons la disciple, Min Hye-seong, et la maître, Pak Song-hee, dans la situation traditionnelle de la transmission, c'est-à-dire assises, et face à face, le maître guidant à l'aide du tambour l'élève. Ici, ce face à face se complexifie de deux manières. D'abord, par la présence entre elles d'une photo ancienne, celle de la maître revendiquée de Pak Song-hee, Pak Nok-ju. Sa position centrale en fait une sorte de témoin, ou d'arbitre, créant une relation triangulaire qui inscrit la relation de transmission dans une généalogie. Min Hye-seong est née en 1975, Pak song-hee en 1927, Pak Nokju en 1906 - et la ligne ainsi tracée à travers le temps nous rappelle que les maîtres directs de Pak Nok-ju ont vécu sous la dynastie Joseon. C'est un pont qui est ainsi lancé entre le XIX° et le XXI° siècle, illustrant bien la notion de pérennité du genre. En outre, c'est à une traversée du XX° siècle que la mise en scène de cette pièce de travail nous invite : la photo choisie de Pak Nok-ju assez jeune nous renvoie à la première moitié du XX° siècle (même si elle a vécu jusqu'en 1981), et la présence de l'octogénaire Pak Song-hee nous renvoie à la seconde moitié du siècle. Cette présence est elle-même dédoublée en miroir par l'affichage, derrière elle, d'une photo la représentant à l'époque de sa jeune gloire (sans doute des années 60), non pas comme chanteuse de pansori, mais comme chanteuse de ces troupes de femmes qui montaient des changgeuk si populaires alors, on le voit au maquillage et au costume.

 
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cliquer sur l'image pour agrandir 

 

 

Souvenirs, souvenirs...

K-VOX 2, 2014
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THÉÂTRE CONTEMPORAIN : CONFESSIONS

FESTIVAL D'AVIGNON, THÉÂTRE DES HALLES  

PIÈCE DE KIM KWANG-LIM, MISE EN SCÈNE PAR CHOE JUNHO

pour deux comédiens et un musicien

Elle : Lee Ju-young ; Lui : Paek Seok-kwang ; Narrateur et musique live : Choi Young-seok

Spectacle traduit et surtitré par Han Yumi et Hervé Péjaudier.

Durée 1 h.

Il s’agit d’un duo-duel entre un homme et une femme aux différents âges d’une vie de couple nourrie d’arrangements et de mensonges divers. L’utilisation de l’espace est particulièrement habile, soutenue par le travail en finesse d’une vidéaste. Et le rôle du narrateur revient au musicien Choe Yeong-seok, qui accompagne tout le spectacle aux percussions diverses.

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c'est déjà du passé c'est déjà du passé c'est déjà du passé c'est déjà du passé c'est déjà du passé

Printemps-Été 2014

Vendredi 7 mars (20 h) et samedi 8 mars (19 h), Maison des Cultures du Monde : ARIRANG, chants populaires de Corée (surtitrage Han Yumi et Hervé Péjaudier) http://www.festivaldelimaginaire.com/Arirang.html

Lundi 10 mars, 19 h 30, Maison des cultures du Monde : "EN CHAMANISME CORÉEN, mystères et particularités", conférence d'Alexandre Guillemoz, suivi d'un long métrage documentaire de Pak Ki-bok. Entrée libre, réservation obligatoire. A LIRE : Alexandre Guillemoz, La chamane à l'éventail, collection Scènes Coréennes, éditions Imago 2012. http://www.festivaldelimaginaire.com/Arirang.html

Mercredi 2 avril, 18 h 30, Centre Culturel Coréen : "ARIRANG dans tous ses états", conférence spectacle d'Han Yumi et Hervé Péjaudier, avec Kang Min-jeong, Sohn Zeen Bong et Mélissa David chant et tambour, beaucoup d'images et d'extraits enregistrés, entrée libre, venez nombreux partager avec nous ce moment de savoir et de plaisir !

Vendredi 16 Mai, sam 17, mardi 20, mercr 21 à 20 h, TNP (Villeurbanne)  : LEE JARAM, UKCHUK-GA, LE DIT DE FEMME COURAGE, p'ansori moderne d'après Brecht (surtitrage Han Yumi et Hervé Péjaudier) http://www.tnp-villeurbanne.com/manifestation/ukchuk-ga-le-dit-de-femme-courage-2#/a-propos

Samedi 31 mai, dimanche 1° juin : Concert K-Music Project
co-organisé par Jeonju Sori Arts Center, le Festival K-vox et l'ensemble Aureum

Jeonju Sori Arts Center le samedi 31 mai à 19 h
Entrée libre

Seoul Pungnyu Theatre (Munhwajae boho jaedan) à SamSeong-dong le dimanche 1° Juin à 16 h
Métro : Seolleung (Ligne 2 sortie 8) ou Gangnamgucheong (Ligne 7 sortie 1)
Entrée : 15.000 wons
Réservation : 02) 3011-2178

Du 5 au 7 juin à Nantes, 1° colloque international "Aspects et tendances de la culture coréenne contemporaine"

Samedi 14 juin, 20 h 30, Musée Guimet, Archipels du p'ansori, le quartet de Leonardo Garcia avec Min Hye-sung (chant) et Hervé Péjaudier (récitant) http://www.guimet.fr/fr/auditorium/concerts/archipels-du-pansori

Du 28 juin au 1° juillet : 2° édition du K-VOX FESTIVAL : "P'ANSORI & CONFESSIONS"... Le programme est sur la page K-VOX Festival.
TNP VILLEURBANNE
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Ukchuk-ga Le dit de Femme Courage

Texte, composition musicale et chant Lee Jaram

Du 16 au 21 mai 2014
Grand théâtre - Salle Roger Planchon

Du vendredi 16 au mercredi 21 mai 2014
D’après Mère Courage et ses enfants de Bertolt Brecht
Reprise

Spectacle en coréen, surtitré en français par Han Yumi et Hervé Péjaudier

 http://www.tnp-villeurbanne.com/manifestation/ukchuk-ga-le-dit-de-femme-courage-2#/a-propos

L’enthousiasme des spectateurs de la saison dernière nous engage à reprogrammer ce spectacle.

Lee Jaram était déjà, à 20 ans, une des étoiles montantes de l’art du pansori classique. A 30 ans, en 2007, elle est devenue une star populaire pour avoir osé bousculer les codes en créant un pansori moderne, Sacheon-Ga, Le dit de Sichuan, d’après la pièce de Brecht La Bonne Âme du Se-Tchuan, auteur longtemps interdit en Corée du Sud. Aujourd’hui, Lee Jaram continue de creuser cette veine avec Le dit de Femme Courage, d’après Mère Courage et ses enfants du même Brecht. Elle plonge dans le lointain mythique de la Guerre des Trois Royaumes, où une femme, condamnée à la survie, perdra successivement ses trois enfants jusqu’à se retrouver seule à déplorer son destin, dans un air final poignant, parmi les ruines d’un monde effondré. Seule face au public, munie d’un éventail, comme le veut la tradition, elle dit et chante le destin de cette femme, jouant tous les rôles, passant du rire aux larmes, de la colère à l’amour.

Lee Jaram entraîne littéralement les spectateurs dans une épopée qui est autant une traversée de la guerre qu’une traversée de la vie. Ce pansori transposé dans une langue actuelle est soutenu par trois musiciens virtuoses qui en sont l’écrin rythmique.

Premier Concours Amateurs de Pansori et de Minyo
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ET LES VAINQUEURS SONT...

( 5, 7, 8 et 9° de gauche à droite sur la photo) Sophie Rakotondrasao, Mélissa David,  Éric Van Den Dunghen, Yan Van Den Broucke

Voilà, le Premier Concours Amateurs de Pansori et de Minyo a délivré à l'unanimité les noms des quatre élus qui iront à Jeonju chanter  airs de pansoris et minyos, en solos, en groupe, avec ou sans instruments, bref ils vont apprendre maintenant à travailler ensemble pour préparer un vrai spectacle, et nous nous en réjouissons tous (cf. la photo des lauréats et du jury en page d'accueil)

Félicitations à tous ! Mais K-VOX associe à la réussite de cette aventure un peu folle tous les participants à cette soirée, à commencer par les candidats qui ont couru tant de risques par amour pour ce chant, et qui ont manqué la marche supérieure parfois d'un souffle... Sur l'image ci-dessus (photo Agathe Neko, cliquer pour agrandir), entourés par le jury et les lauréats, nous voyons Kumi Iihara à l'émotion si délicate, Sabrina Appadu aux charmantes "Campanules" accompagnées à la guitare, Souryvanh Phienboupha à l'énergique Arirang, Christopher Renaison au coffre prometteur, et Etienne André au programme très vivant (et même bon vivant, du makkoli aux marrons chauds !) Salut à eux, et pourquoi pas rendez-vous l'année prochaine !

Merci aussi à nos spectateurs privilégiés : vous reconnaîtrez sur la photo Monsieur Lee Jong-soo, directeur du Centre Culturel Coréen, sponsor de la soirée, qui nous a fait l'honneur d'un sympathique discours liminaire, ici entouré des trois consultants du jury, de droite à gauche le compositeur Leonardo Garcia, le conseiller culturel Georges Arsenijevic, et la chanteuse de pansori Kim Myeong-ja qui a régalé en seconde partie l'assistance avec son pansori-sketch moderne, SuperNana, qui fut une complète découverte pour tous.

Et un grand coup de chapeau à l'ensemble du public, dont le soutien sans faille et la maîtrise du chuimsae ont mis du chaud au cœur non seulement des candidats mais aussi des artistes qui ont participé au concert en deuxième partie, après une pause bienvenue offerte par K-vox, nouilles coréennes, makkoli et Bordeaux à volonté ! Pour ne citer qu'un exemple, on n'est pas prêts d'oublier la surprise préparée par des élèves de Han Yumi, lorsque, durant le spectacle où la Super Nana de Kim Myeong-ja entonne des chants de supporters de football, on les vit surgir sur scène avec des maillots des Diables Rouges et autres bruyants accessoires collectés en 2002; on attend les photos !

 

14 Décembre : PREMIER CONCOURS AMATEURS DE PANSORI ET DE MINYO !
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COMPLET

Devant l'afflux de réservations, nous sommes désolés de ne plus pouvoir accepter de demandes, la péniche est au complet... Nous vous tiendrons bien sûr informés des résultats et de la suite des opérations, et nous espérons pouvoir vous présenter à l'occasion du prochain Festival K-vox un gala spécial avec nos lauréats !

 

 

1° CONCOURS

« AMATEURS DE PANSORI ET DE MINYO »

suivi d’un CONCERT IMPROMPTU

organisé par le Jeonju Sori Arts Center & K-vox Festival à Paris

à la péniche ANAKO, Bassin de la Villette, face au 61 quai de Seine, 75019 Paris 

 

Première partie : CONCOURS

                                                                             (Présentation : Pauline Renault)                           

 

18 h : Ouverture par HAN Yumi (présidente de K-vox) et Hervé Péjaudier (directeur artistique)

18 h 15 : Concours

Accompagnement au tambour: Sohn Zeen-bong

 

 


1° candidat : ANDRÉ Étienne (France)

-Pansori : Don taryeong

(chant de l'argent, Heungboga)

-Minyo : Kunbam taryeong

(chanson des marrons grillés)

 

2° candidate : APPADU Sabrina (France)

-Pansori : Ibyeolga (chant d'adieux, Chunhyangga)

-Minyo : Doraji taryeong (balade des campanules)

 

3° candidate : DAVID Mélissa (France)

-Pansori : Jaraga

(la tortue embobine le lapin, Sugungga)

-Minyo : Miryang arirang (Arirang de Miryang)

 

4° candidate : IIHARA Kumi (France-Japon)

-Pansori : Sarangga (chant d'amour, Chunhyangga)

-Minyo : Hamyang yangjamga (chant des fileuses)

 

5° candidate : PHIENBOUPHA  Souryvanh (France)

-Pansori : Sarangga (chant d'amour, Chunhyangga)-Minyo : Jindo arirang (Arirang de Jindo)

6° candidate : RAKOTONDRASOA Sophie (France)

-Pansori : Ibyeolga

(chant de séparation, Chunhyangga)

-Minyo : Sae taryeong (balade des oiseaux)

 

7° candidat : RENAISON Christopher (France)

-Pansori : Tokkihwasang

 (portrait du lapin, Sugungga)

-Minyo : Mulle taryeong (chant du rouet)

 

8° candidat : VANDEN DUNGHEN Eric (Belgique)

-Pansori : Don taryeong

(chant de l'argent, Heungboga)

-Minyo : Dano norae (chant de mois de mai lunaire)

 

9° candidate   : VANDENBROUCKE Yan (Belgique)

-Pansori : Sarangga (chant d'amour, Chunhyangga)

-Minyo : Haeju arirang

(Arirang de la région de Hwanghae)


 

 

20 h : Délibération

Jury : Min Hye-sung (chanteuse de pansori, présidente), Jacques-Yves Le Docte (Maison de la Création, Bruxelles), Hervé Péjaudier (K-Vox)

Consultants : Georges Arsenijevic, Martina Catella, Leonardo Garcia, Ivan Grinberg, Kim Myeong-ja

 

Durant la délibération, le public est invité à se restaurer au bar de la péniche

 

20 h 45 : Proclamation des 4 lauréats                                   


 

 

 

Deuxième partie : CONCERT

(Présentation : Mélissa David)

Cette deuxième partie se présentera en 3 moments musicaux,

au 3° duquel pourront se joindre de manière informelle les musiciens présents dans l’assistance,

qui sont invités à nous transmettre leurs suggestions...

 

Entre 21 h et 22 h 30

 

 

Moment 1 : Souvenir de Jeonju

Karim Scred & Cumali Bulduk viennent spécialement de Bruxelles nous offrir une partie du programme qu’ils ont brillamment présenté à Jeonju en novembre :

-Hwachojang (Heungboga) par Karim Chihab

-Cumali Bulduk, chant et saz

-Sarangga (chant d'amour, Chunhyangga) en duo

 

Moment  2 : Pansori moderne, pansori classique

La chanteuse Kim Myeong-ja présentera pour la première fois en France son tube humoristique « Super Nana », including l’hymne des supporters coréens (!), puis sa maître Min Hye-sung chantera l’ouverture de la courge par Heungbo. Chaque séquence sera précédée de la traduction jouée des textes.

-Présentation de la chanteuse et du texte par Hervé Péjaudier

-« Super Nana » par Kim Myeong-ja (tambour : Min Hye-sung)

-« Ouverture de la courge » (Heungboga) joué en français par Hervé Péjaudier

(tambour : Sohn Zeen-bong)

-« Ouverture de la courge » (Heungboga) chanté en coréen par Min Hye-sung

(tambour : Sohn Zeen-bong)

 

 

Moment 3 : Minyo, chansons traditionnelles

Min Hye-sung, entourée de ses élèves Kim Myeong-ja et Kang Min-jung, accompagnées par Sohn Zeen-bong au janggo, nous interpréteront quelques chansons traditionnelles :

 

-Seongju puri & Onghyeya

-Jindo arirang

 

 

 

L’organisation de ce premier concours n’aurait pas été possible sans le soutien de :

Jeonju Sori Arts Center (Corée), Association pour l’étude du pansori (Corée),

Centre Culturel Coréen à Paris, Maison de la Création à Bruxelles,

Agence de Voyage Cofrance à Paris.

 

www.k-vox-festival.com

www.facebook.com/kvoxfestival

 

 
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Festival K-VOX Voix Coréennes et Jeonju Arts Center proposent  dans le cadre « European Pansori Contest » :
Premier concours AMATEURS DE PANSORI ET DE MINYO
organisé à Paris le 14 décembre 2013 à la Péniche ANAKO (Paris)
Concours : à partir de 18 h.
Concert : à partir de 20 h. 30
ENTRÉE LIBRE SUR RESERVATION
http://penicheanako.org/agenda/2013-12-14-premier-concours-amateurs-de-pansori-et-de-minyo

www.facebook.com/kvoxfestival

Concours : Ce concours est ouvert à tous ceux dont le coréen n’est pas la langue maternelle et qui ont appris en amateurs au moins un air de pansori et un minyo, qu’ils présenteront devant un jury présidé par la chanteuse de pansori Mme Min Hye-sung. L’accompagnement sera assuré par un gosu, mais le candidat peut aussis’accompagner à sa guise s’il le souhaite pour le minyo.

Prix : Les quatre premiers gagneront une invitation voyage et séjour offerts à présenter leur travail à une journée
spéciale pansori organisée au Printemps 2014 (date à déterminer) au Jeonju Arts Center (Corée du Sud).

Inscription : Les candidats doivent remplir une fiche et nous la retourner avant 10 novembre 2013 au mail suivant : kvoxfestival1@gmail.com, auquel pourront également être adressées toute demande de précision ou question. Pour cette première édition, l’inscription est gratuite.

Encouragement : N’hésitez pas à vous inscrire ! Nous savons que l’exercice est difficile, mais le concours sera un moment convivial de rencontre et d’expérimentation, qui aura lieu dans un endroit original et se conclura par un concert impromptu et improvisé. Venez avec votre enthousiasme et vos envies, et peut-être vous aussi irez-vous, cette année ou une prochaine, à Jeonju, ville du pansori, faire de nouvelles expériences.

Concert : Après la proclamation des résultats vers 20 h. 30, nous commencerons la deuxième partie de soirée pour fêter
ensemble l’événement avec un concert impromptu autour de la chanteuse Min Hye-sung, présidente du jury, et ses amis musiciens.

Cette soirée est organisée avec le soutien du Centre Culturel Coréen à Paris, de la Maison de la Création à Bruxelles, de l’Association de Pansori en Corée, et de l'Agence de voyage COFRANCE à Paris.

Date limite de dépôt des candidatures : novembre 2013
Audition devant le jury à Paris : 14 décembre 2013 à partir de 18 h à la Péniche Anako
Bassin de la Villette, face au 61 quai de Seine, 75019 Paris
 
 
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CRITÈRES D’APPRÉCIATION

 

La prestation des candidats sera appréciée sous les trois aspects constitutifs du pansori, la musique, le texte et le jeu.

Musique : nous n’attendons bien sûr pas la virtuosité vocale d’un sorikwangdae natif, mais nous insistons sur la nécessité de respecter les mesures rythmiques et de bien marquer les temps forts, afin de rendre possible une vraie collaboration avec le gosu.

Texte : une certaine pratique de la langue coréenne peut bien sûr aider, mais elle n’est pas obligatoire, vous pouvez tout à fait apprendre phonétiquement le texte ; mais il est important de s’attacher à une bonne articulation, avec le souci de faire passer un sens (même si celui-ci est parfois acrobatique à comprendre !)

Jeu : puisqu’il s’agit d’aller donner un concert à Jeonju, une attention particulière sera accordée à la prestation scénique, au contact avec le gosu et avec le public.

 

Ouverture : Le candidat peut mettre en valeur s’il le souhaite ses compétences musicales ou scéniques particulières, par exemple en préparant une transition entre l’air de pansori et le minyo, en s’accompagnant lui-même pour le minyo, etc. Toute tentative sera la bienvenue, n’hésitez pas à nous consulter en cas de doute...

 

Esprit de groupe : Dans un second temps, nous voudrions présenter à Jeonju un spectacle un peu construit, plutôt une troupe que des numéros isolés, d’autant que nous aurons la chance d’être encadrés par un groupe de musiciens traditionnels : nous essaierons donc dans la mesure du possible d’organiser avant le départ, entre janvier et mai, un travail de lien entre les candidats choisis pour composer ensemble la prestation globale.

 
Premier concours K-VOX
AMATEURS DE PANSORI ET DE MINYO


FICHE D’INSCRIPTION

pour le concours qui aura lieu le samedi 14 décembre 2013 à Paris
(Péniche Anako)

Répondre avant fin novembre 2013 au mail suivant : kvoxfestival1@gmail.com

Nom & Prénom :

Nationalité :

Profession : 

Date de naissance : 

Adresse postale :

Numéro de tel. :

Mél : 


Veuillez répondre aux questions suivantes :

1/ Extrait de pansori présenté et sa durée :

2/ Minyo présenté et sa durée :

3/ Accompagnement musical personnel ?

4/ Dans quel cadre avez-vous appris le pansori (et le minyo) et durant combien de temps ?

5/ Quelle est votre motivation ? (facultatif)



PS : la commissaire du concours à Jeonju n'est autre que Mme Oh Jung-hae, la légendaire "Chanteuse de pansori" du film d'Im Kwon-taek, ici aux côtés du Directeur du Jeonju Arts Center !
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JEONJU SORI ARTS CENTER
Vign_Jeonju_Arts_Center_LOGO
Cliquez pour découvrir le site du Jeonju Arts Center...
Song Sun-seop maître du pansori coréen Le dit de Heungbo (version intégrale)
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UN GRAND EVENEMENT a eu lieu ! à LA MAISON DES CULTURES DU MONDE
Vendredi 4 octobre 2013 à 20h30 : 1ère partie
Samedi 5 octobre 2013 à 19h00 : 2ème partie

Ce furent deux soirées exceptionnelles, et ceux qui ont eu le privilège d'y assister ne sont pas près de les oublier ! Nous vous en donnerons bientôt un petit compte-rendu, mais sachez que ce fut largement à la hauteur du programme annoncé ci-dessous...

SONG SUN-SEOP
maître du pansori coréen
“Heungboga"  Le dit de Heungbo (version intégrale)
surtitré par Han Yumi et Hervé Péjaudier


http://www.maisondesculturesdumonde.org/actualite/song-sun-seop-maitre-du-pansori-coreen

Il s'agit d'un événement à plus d'un titre :

- une intégrale du p'ansori Heungboga (Le dit de Heungbo)
- une intégrale intégrale, puisque, pour la première fois en France, vous découvrirez la fin complète de cette
histoire de frères, d'hirondelles et de courges magiques, et vous saurez enfin ce qu'il advient de l'horrible aîné qui casse la patte des hirondelles et de quels trésors il hérite...
- une intégrale en deux parties, du coup, pour profiter de toute la durée d'un p'ansori ! Deux fois entre une heure trente et deux heures...
- une intégrale par un Vénérable Maître Ancien, Song Sun-seop, présenté comme "bien culturel immatériel important n°5", ce qui n'est pas peu dire...
- une intégrale surtitrée par nous, dans une version toute nouvelle sur laquelle nous avons beaucoup travaillé et dont nous pouvons déjà vous dire qu'elle devrait vous permettre de bien vous amuser et de suivre en toute intimité ce grand récit qu'est le p'ansori

- BREF : on se permet d'insister un peu, parce qu'il s'agit d'un événement vraiment important, (remember Festival d'Automne 2002!), et qui en vaut largement la peine.


C'est à la MAISON DES CULTURES DU MONDE, tous renseignements (mais pas la location) sur leur site :

http://www.maisondesculturesdumonde.org/actualite/song-sun-seop-maitre-du-pansori-coreen


Et en bonus, Samedi 5 octobre 2013,
15h30 (entrée libre) : table ronde "Le pansori coréen : un art vivant à l’épreuve du temps et du monde"

avec : Han Yumi : Qu’est-ce que le pansori ? Hervé Péjaudier : Traduire, éditer, surtitrer le pansori, François Picard : Le pansori dans les arts de la narration, du chant et du spectacle en Asie orientale, Henri Lecomte :Chamanisme et pansori en Corée, chamanisme et épopée en Sibérie : regards croisés, Jacques-Yves Le Docte : L’apprentissage du pansori, Modérateur : Pierre Bois, Maison des Cultures du Monde, et démonstration commentée, par Mélissa David.
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